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La mère de Musango, convaincue que c'est à cause de sa fille que son compagnon est décédé, s'apprête à la brûler vive. Les voisins alertés arrivent à sauver l'enfant du feu mais pas de la rue. A neuf, Musango errent dans les rue de la ville, en quête de nourriture et d'un toit.

Mon avis : j'ai ressenti un profond malaise à la lecture de ce livre : on sent que l'auteur connaît bien son sujet et ce qu'elle raconte sur la misère des enfants dans ce pays d'Afrique est vraiment écoeurant, je ne trouve pas d'autre mot. A plusieurs reprises j'ai failli abandonné tant cela m'a paru insupportable. Je culpabilisais d'être assise au chaud avec mon thé à portée de main alors que ce roman décrit des situations affreuses : enfants des rues, enlèvement, servitude, traite des femmes, fanatisme religieux, sectes, indifférence.

Bien que les sujets soient assez durs, le style de l'auteur est très particulier avec des structures de phrases et un vocabulaire qui me semblent à la fois recherché et aussi propre à la culture africaine. Il y a aussi alternance du récit et d'un dialogue imaginaire de Musango avec sa mère dans lequel elle essaye de comprendre pourquoi sa mère ne l'aime pas. C'est Musango qui raconte cette histoire la plupart du temps et c'est peut-être ce qui m'a le plus gêné car sa façon de s'exprimer ne correspond pas à une pré-ado de cet âge. Il est vrai que ce qu'elle vit fait grandir vite mais malgré cela j'ai trouvé que ça sonnait un peu faux.

Je suis tout de même contente d'avoir réussi à m'accrocher et avec un peu de lecture en diagonale ( les passages trop religieux ne sont pas vraiment compréhensibles pour moi qui ne suis pas une experte en ce domaine...) car la fin bien qu'elle soit triste et aussi ouverte sur un espoir nouveau.

Avec ce titre, je participe au 69898500_p, c'est mon sixième titre.

emprunt

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