Cet exercice c'est Enna qui me l'a fait découvrir mais la pratique viendrait d'un autre site, scriban ( je dis viendrait parce que je n'ai pas trouvé la source exacte).

A partir d'une liste de titres il faut écrire une petite histoire. Voici la liste du mois de juin :

Connard !

Le jardin noir

Selon Faustin

Cinq mille kilomètres par seconde

Le rapport de Brodeck

Petite histoire des colonies françaises

Plongée mystérieuse dans la tapisserie

Le sari rouge

Instruments des ténèbres

Thermae Romae 1 et 2

Et voici le sujet de la rédaction en français :

À la fin du repas, le calife fait venir les deux cuisiniers devant la cour et demande au second cuisinier de s’expliquer. Après l’avoir écouté, le calife annonce sa décision et la justifie.
Racontez cette scène en introduisant dans le récit les paroles échangées et en décrivant les réactions des différents personnages présents.

 

Le repas terminé, le calife convoqua la cour et les deux cuisiniers dans le jardin noir. Aussitôt la cour fut terrifiée du choix de ce lieu car tous savait que c'était là que le calife prenait ses décisions les plus cruelles.

Le calife qui semblait être resté calme bouillait en fait intérieurement et attaqua aussitôt le second cuisinier : " Tiendrais-tu si peu à la vie ? Souhaiterais-tu me faire passer pour un connard en croyant que je n'allais rien dire ?". Les deux cuisiniers restaient la tête baissée, en signe de soumission et par crainte de la suite de ce discours. Le calife continua : " J'attends désormais des explications et fais en sort que cela soit crédible et que tous içi puisse t'entendre, sinon gare à ma colère !"

Le second cuisinier releva légèrement la tête, il hésitait à prendre la parole même s'il avait longuement réfléchi à ce qu'il dirait. C'est donc en doutant fortement qu'il commença son récit : " Lorsque j'appris que j'allais affronter le premier cuisinier, j'en fus profondément attristé car je savais alors que je n'avais aucune chance de gagner. Je me rendis donc dans ce nouvel établissement de détente appelé Thermae Romae qui appartient à un ami étranger venu s'installer dans votre royaume tant votre majeste rayonne dans le monde. Selon Faustin, mon ami, je n'avais plus qu'à prier le ciel pour qu'un miracle arrive avant le grand jour du festin. Alors que je me déshabillais mon moral était au plus bas et j'étais à Cinq mille kilomètres par seconde d'imaginer ce qui ce passerait. Lorsque j'entrai dans le bain chaud quelle fut ma surprise lorsque je reconnu à travers la vapeur le visage de mon adversaire."

La cour avait jusque-là écoutait attentivement cette histoire et certains commençaient à comprendre qu'elle allait être la suite de cette histoire. Le calife observait méticuleusement une tenture pour se donner un air dur, comme si cette plongée mystérieuse dans la tapisserie le mettait au-dessus des hommes. Pourtant il devait bien reconnaître en lui-même que ce cuisinier avait un certain talent pour raconter les histoires.

"Je m'installais non loin de lui, poursuivit le second cuisinier et tentais d'écouter les paroles qu'il échangeait avec un ami. Comme je trouvais cette attitude fort indiscrète, je décidai, comme si mon corps et mon âme étaient devenus les instruments des ténèbres, de lui adresser la parole. Je l'abordai donc en lui disant qui j'étais et en lui demandant ce qu'il allait faire pour le festin. Son esprit était-il engourdi par la chaleur ? Me croirez-vous lorsque je vais vous dire qu'il me livra tout : le menu, les ingrédients à privilégier, les astuces pour réussir telle sauce ? Ce fut pourtant ce qui se passa. De joie, je quittais donc l'établissement et courus acheter le sari rouge que ma femme me réclamait depuis des mois, certain que je réussirai à briller lors du festin."

Ce fut le calife qui réagit le premier, à la fois surpris par cette histoire et éprouvant une pointe de méchanceté à l'encontre d'un esprit qui a pu se faire abuser si facilement. Il déclara pourtant : " Je nomme cuisinier du palais le premier cuisinier qui nous a régalé par la délicatesse de ses plats. En revanche je lui conseille fortement de garder un peu mieux ses secret. Pour le second cuisinier, tu mériterais une peine exemplaire pour avoir abuser de la faiblesse d'un confrère mais tes talents de conteurs m'ont convaincu. J'espère que tout ceci a été consigné dans le rapport de Brodeck et que la petite histoire des colonies françaises saura ce souvenir de moi comme d'un souverain magnanime et généreux car je te nomme conteur du calife."

La cour quitta donc le palais en ayant le sentiment d'avoir passé un moment fort en étonnement et en plaisir.