Cet exercice c'est Enna qui me l'a fait découvrir mais la pratique viendrait d'un autre site, scriban ( je dis viendrait parce que je n'ai pas trouvé la source exacte).

A partir d'une liste de titres il faut écrire une petite histoire. Voici la liste du mois d'octobre :

L'écho des cavernes ou comment l'homme de cro-magnon a inventé la grammaire

Beau parleur

La grammaire est une chanson douce

L'enfaon

Rue des voleurs

L'homme qui aimait ma femme

Alaïss l'immortelle

Peste & choléra

L'Embellie

La femme noire qui refusa de se soumettre

Les larmes d'Ithaque

Silence

Il passait son temps à lire car il pensait que c'était dans ses lectures qu'il trouverait des citations pour briller en société. Car cet homme voulait être beau parleur pour impressionner les convives des soirées mondaines où il était invité. Il recherchait surtout les auteurs classiques qui écrivaient dans la plus pure langue française et pour qui la grammaire est une chanson douce. Il était donc intarissable sur ce sujet et avait même réussi à dire lors du dernier vernissage sur les arts primitifs que c'est l'écho des cavernes ou comment l'homme de cro-magnon a inventé la grammaire qui a permis à notre espèce d'évoluer dans le sens que l'on connait.

Heureusement pour notre homme, il vivait seul. Il avait bien connu une période où il vivait avec une femme mais sa passion chronophage pour la lecture lui avait rapidement fait découvrir qu'il n'aurait pas d'enfaon et qu'il n'était pas l'homme qui aimait sa femme comme il l'aurait dû.

L'avantage de la lecture est qu'elle peut se pratiquer n'importe où, n'importe quand. Ainsi quand le temps était à la pluie, l'homme lisait dans le silence feutré de sa bibliothèque. Si l'embellie était annoncée, il prenait l'ouvrage en cours de lecture et se dirigeait vers la serre tropicale du jardin des plantes : écouter le bruit de la végétation lui donnait l'impression de ne faire qu'un avec le papier qu'il feuilletait.

Mais il vieillissait et sa vue n'était plus aussi performante. Alors il se rendait chez son ophtalmologue et son opticien, lesquels par une étrange coïncidence étaient situés tous deux rue des voleurs. Il avait d'ailleurs surnommé la vendeuse à qui il s'adressait Alaïs l'immortelle car elle lui avait avoué qu'elle était la plus ancienne de la boutique et qu'elle ne portait des lunettes ou des lentilles uniquement parce que cela était stipulé dans son contrat de travail, ayant une vue parfaite. Mais la vendeuse savait si bien s'y prendre, en femme noire qui refuse de se soumettre à la limite d'un budget, que la réception de la facture lui faisait toujours verser quelques larmes d'Ithaque. Il jurait alors peste et choléra ! et se promettait d'acheter l'un de ses nouveaux gadgets électroniques, une liseuse, qui disait-on abîmer moins les yeux...

 

Ces titres vous inspirent ? vous pouvez aussi jouer dans les commentaires comme le fait régulièrement Véronique depuis quelques mois;-)