Brice vit seul avec sa mère et son chien Rex. Il a une bande de copains avec qui il a décidé d'attaquer le jobard, un vieil homme marginal qui vit sur un terrain vague et qui ramasse des bouteilles en verre. Ils l'attaquent même une deuxième fois mais lors de cette deuxième attaque, Rex reste prisonnier de fers barbelés. Alors que tout le monde dit que le jobard est un fou, un assassin et que Brice est rentré le soir en pleurs chez lui, la voisine fait rentrer Rex dans l'appartement. Brice décide alors qu'il faut faire la paix avec le vieil homme.

Mon avis : C'est un roman rapide et facile à lire.

Il permet de découvrir la vie dans les cités marseillaises il y a déjà un certain temps.

Pas de repères temporels précis mais les enfants n'ont pour s'occuper que la télévision et les bouteilles en verre sont parfois consignées, il semblerait aussi que Marseille connaisse une période de construction de bâtiments qui fait que tous les terrains semblent être la proie des promoteurs immobiliers.

C'est une belle histoire d'amitié qui se développe dans ce récit. Il y a bien sûr les garçons de la bande, avec parfois des trahisons et des réconciliations et puis des filles qui rejoignent la bande mais surtout la relation avec le vieil homme qui va alors partager avec les enfants un rêve un peu fou où chacun va donner le meilleur de lui-même pour que ce rêve se réalise.

Le personnage de Brice qui veut jouer les durs, le chef de bande, cache en fait un enfant qui souffre profondément de ne vivre qu'avec sa mère et qui a l'impression d'être un fardaud pour elle et j'ai trouvé que cette relation un peu tendue avec la mère était très bien traitée.

Les thème de la marginalité, des apparences et de la réputation ou de la rumeur sont aussi très bien évoqués à travers le personnage du vieil homme. Heureusement que les enfants savent faire un pas vers l'inconnu pour donner une leçon de tolérance et d'ouverture d'esprit aux adultes. 

Je pense que c'est un livre qui peut plaire à des jeunes lecteurs, peut-être que des lecteurs plus grands ne sauront pas apprécier l'aspect "innocence de l'enfance" qui se dégage de ce roman...

98438537 GROS MOT pour la 1ère ligne

Emprunté au CDI du Collège des Douits

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