Une femme s'occupe des animaux de la ferme, une truie s'allonge pour permettre à ses petits de venir manger, une explosion a lieu. De la ferme, il ne reste pas grand chose, sous le choc la femme commence à errer dans la forêt toute proche accompagnée d'un porcelet qui est lui aussi le seul survivant du drame.

Mon avis : Quel livre extraordinaire !

Comme souvent, quand il me manque un livre pour le Petit Bac, je vais faire un tour à la médiathèque et je regarde les nouveautés ou le coin "aimer lire, un peu, beaucoup, passionément".

Ce livre était en nouveautés et je n'ai pas réfléchi longtemps : d'abord j'avais beaucoup aimé Magnus de l'auteur et ensuite, je trouvais la première de couverture très particulière, mystérieuse, un peu angoissante aussi et surprenante pour être en accord avec le titre.

Toute l'histoire est racontée d'un point de vue extérieur par un narrateur omniscient. L'histoire qui commence avec ce qui semble être une banalité quotidienne prend rapidement une tournure très surprenante. Je ne veux pas trop en dire pour ne pas dévoiler et laisser au lecteur l'appréciation de ce roman.

Il est question d'une guerre, c'est celle qui a déchirée la Yougoslavie avec l'opposition des Serbes et des Croates. Cependant là aussi, l'auteur n'en dit pas trop, c'est au travers de son récit qui est presque une sorte de conte initiatique entre merveilleux et fantastique, en lisant entre les lignes que l'on arrive à rattacher avec du réel ce qui est raconté.

Il est des auteurs qui par leur style arrive à plonger le lecteur dans un univers, une ambiance, dans des images ou des sons. Sylvie Germain est de ceux-ci: quand on ouvre A la table des hommes, on est plus dans son salon ou dans son lit, on est capté, emmené vers un ailleurs.

Cela pourrait presque être un coup de coeur mais la fin de l'histoire m'en empêche.

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