Deux événements vont traumatiser en même temps l'auteure-narratrice : les attentats à Charlie Hebdo et la vente de la maison de ses grands-parents . Un traumatisme qu'elle ressent de manière psychologique mais aussi au plus profond de son corps car elle est enceinte de 5 mois.

Mon avis : J'ai bien  aimé ce livre car il traite de façon très personnelle d'évènements qui touche au collectif et à l'intime.

L'auteure a vraiment très bien retranscrit son ressenti, ses sentiments et c'est la force de ce récit. En alternant les attentats et la maison de ses grands-parents, Laurence Tardieu donne à son lecteur de nombreuses occasions de s'émouvoir. Heureusement qu'il y a cette alternance parce que sinon la lecture pourrait être insupportable.

Pour parler des attentats, il n'y a presque plus de ponctuation, des répétitions, et cette impression que le style, la façon d'écrire veut nous entraîner dans cette chute au fond d'elle-même que l'auteure a ressenti. Cela crée chez le lecteur, du moins chez moi, une sensation de vertige, de panique incontrôlée et incontrôlable.

Même si la maison est aussi évoquée avec ce sentiment de perte imminente, il y a une alternance d'image positive avec les souvenirs d'enfance et des images un peu plus tristes liées à la famille de l'auteure mais dont la plupart des membres importants sont décédés. On sent là aussi un travail de deuil, de détachement qui est en train de se produire et qu'il faut absolument conserver quelque chose de tout cela : des images mentales, fixer des souvenirs, essayer de retrouver des odeurs pour ne pas oublier à jamais.

J'ai en revanche moins aimé la fin où je me suis dit tout ça pour ça.

challenge12016br   3/18

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107416690_q LETTRE ISOLEE pour la 10 ème ligne