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Joseph Kaplan vit avec son père à Prague. Il va faire des études de médecine et suivre des cours à l'Institut Pasteur, à Paris. Il va ensuite partir en Algérie jusqu'en juin 44. Avec Christine, sa femme, ils partent en France, à Chamonix. Joseph qui n'a plus de nouvelles de son père depuis un certain temps décide de retourner à Prague à la fin de la guerre. Joseph ve retrouver Pavel, un compagnon d'études. Ensemble, ils vont vivre l'avénement du communisme avec conviction et joie. Mais au fur et à mesure des années le régime se durcit. Pavel puis Christine vont disparaître. A plus de cinquante ans, Joseph accepte alors de prendre la direction d'un sanatorium en Bohême, région aride mais loin des pressions politiques de Prague. Pourtant juste avant l'ouverture de cet établissement, Joseph est appelé par la sécurité intérieure, il doit soigner en priorité un dénommé Ramon Benitez, un haut membre du parti communiste uruguayen.

Mon avis : Je ne sais pas par où commencer tant j'ai adoré ce livre...

Je vais peut-être d'abord dire que j'avais déjà lu Le club des incorrigibles optimistes du même auteur et que ça avait été aussi une lecture enthousiasmante ! On retrouve dans ce titre les caractéristiques du précédent : une écriture fluide, un foisonnement de personnages, tous rencontrés lors de rencontre marquantes pour le héros. On retrouve aussi le personnage de Pavel, mais cette fois on assiste presque à la naissance de son pavé sur La paix de Brest-Litovsk. Le jeu d'échec refait deux brèves apparitions et aussi deux ou trois autres personnages du club lors d'un voyage de Joseph à Paris. Donc un roman un peu fleuve qui nous raconte avec beaucoup de justesse et de sensibilité la vie de ce Pasteurien ( serait-ce le sujet à la mode de cette rentrée littéraire;-)). J'ai quand même eu parfois l'impression de lire un deuxième tome mais dont les années du récit seraient antérieures pour progressivement rattraper le premier sans que les enjeux ne soient tout à fait les mêmes. Attention, loin de moi l'idée de dire que ce fût désagréable, au contraire, cela donne une meilleure compréhension de certains personnages ou événements dans les deux romans.

Ensuite, il vous faut savoir que Le Che fut l'idole de ma fin de lycée, son parcours, son idéologie, son physique ( bein oui quoi, il est beau gosse, non?!). Je me suis donc longtemps posée la question : mais pourquoi ce titre ? Il arrive quand Ernesto ? Hé oui, car Ernesto G. arrive dans la dernière partie du livre. Et là quel bonheur de voir cet homme en très mauvaise santé, guérir peu à peu mais aussi analyser tout ce qu'il a fait jusqu'ici sous forme d'un journal ou d'un monologue intérieur conscient ou pas, et qui est retranscrit en italique et qui nous donne un accés à l'intimité de cet homme qui eut un rôle important dans les révoltes du peuple en Amérique Latine.

C'est aussi est surtout un livre qui dénonce les horreurs de la guerre : que ce soit la Première Guerre mondiale, la Seconde, la Guerre Froide, l'étouffement du printemps de Prague et finalement la terreur dans laquelle vivait une bonne partie de la population des pays de l'Est sous la dictature, car finalement c'est ainsi que l'on vécu Joseph et sa famille.

La fin est trés émouvante mais je ne peux vous en dire plus;-)

image001 avec Enna ( qui m'a trés gentiment prêté ce livre pour les vacances, un trés,trés grand merci!) et Sandrine

70633897_p, prénom de ma 8ème ligne

logochallenge2, 7ème titre ( youpi, j'ai réussi !)

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