Vive les bêtises et aussi la lecture...

11 mars 2017

Rush. Contrat #2. Nuit NOIRE de Phillip Gwynne

Edité en 2015 chez Casterman, 259 p.

Premières phrases : " Jeudi. 01. Le syndrome de la cigale

- Ne regarde pas, ne regarde pas, me répétai-je à l'approche de la villa des Havilland.

Mais ce fut plus fort que moi. Il fallut que je lève la tête. Comme je m'y attendais, Imogen ne se trouvait pas à la fenêtre de sa chambre."

A la page 100 : " Charles Bonthron était membre de mon équipe de demi-fond, mais nous n'étions pas vraiment amis. Pourtant sa voix  fit l'effet d'un coupe-circuit sur mon esprit en surchauffe."

J'aime :  Cela se lit bien, le récit est construit de manière à toujours donner envie d'avancer dans l'histoire pour savoir ce qui va se passer. J'ai bien aimé l'aspect écologique de ce titre : inciter les gens à tout éteindre pendant une heure. L'aspect production de l'électricité est aussi très intéressant avec le thème de la centrale nucléaire.  Je trouve que le personnage principal est courageux et qu'il doit affronter des situations plus que délicates, mais je trouve aussi qu'il a un problème d'ego.

Je n'aime pas : l'impression que justement on peut s'approcher trop facilement d'une centrale. Il y a aussi un aspect piratage informatique avec un passage " le hacking pour les nuls". Je confirme donc que le fait que le légal et l'illégal soient très proches, qu'il est très facile de basculer, d'alterner d'un monde à l'autre me gène quand même un peu dans ma conception de la morale ( je suis un peu "coincée", même si ce n'est pas le mot le plus adéquat pour cette situation, je le reconnais, c'est déjà pas mal ;-) ). 

Pour quel public : 3ème-2nde, même recommandations que le tome 1

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thriller et polar 8ème titre


Rush. Contrat #1. Dette de sang de Phillip Gwynne

Edité en 2015 chez Casterman, 301 p. Emprunté à la Médiathèque le Phénix

Premières phrases : " Samedi. 01. Accident de terrain

Le jour de mes quinze ans, à 5H30 du matin, mon Iphone cracha à plein volume les premières notes de "who let the dog out", l'une des pires daubes musicales de tous les temps. Je repoussai les draps, me dressai d'un bond, titubai jusqu'à l'angle opposé de la pièce puis frôlai l'écran tactile afin de mettre fin au supplice."

A la page 100 : " - On pourrait fabriquer une corde avec des draps, suggéra-t-elle.

- C'est ça, ironisai-je. On se taille, et on la laisse pendre devant la maison. Il se passera moins d'une minute avant qu'un résident ne la remarque et n'avertisse la sécurité."

J'aime : récit plutôt haletant, plein de suspens et de risques, d'actions. Le fait que cela se passe en Australie de nos jours même si visuellement cela ne se remarque pas vraiment.  Le fait que l'auteur n'hésite pas à utiliser la passé simple.

Je n'aime pas : le milieu très aisé dans lequel se déroule une bonne partie de l'histoire. Le thème de la Mafia pour qui le héros doit accomplir sa mission sous peine de sanction très grave. Je ne sais pas trop comment me positionner par rapport au héros, parfois je le trouve plutôt sympathique et parfois j'ai envie de dire "pauvre adolescent riche".

Pour quel public : 3ème-2nde, moyens à bons lecteurs, fille ou garçon, amateurs de romans d'aventures et de policiers

thriller et polar 7ème titre

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Ce qu'ils savent de Charlie Price

Edité en 2008 aux éditions Thierry Magnier, 286 p. Emprunté à la Médiathèque le Phénix

Premières phrases : " Les morts pleurent-ils ?

L'attente des morts était la pire solitude que Nikki avait jamais pu imaginer. Une solitude bien plus grave que celle qu'on peut éprouver à l'idée que vos amies se moquent de vous. Une solitude plus profonde aussi que celle que l'on ressent lorsque, dans le gymnase, on se retrouve à faire tapisserie alors que les autres dansent.

A la page 100 : " Gates nota d'abord qu'il venait de l'est de Pioneer Street, pas de l'ouest où se trouvait la cure. Le jeune passait devant le gymnase et , bon Dieu, c'était cette fois encore un peu après dix-huit heures. Gates ne croyait pas à ce genre de coïncidences. Il descendit de voiture."

J'aime : La première de couverture dans des tons bleus et gris, avec un effet de marbre et ce visage de jeune fille de profil assez mystérieux pour le bas. La structure de roman qui alterne les personnages, un classique dans les policiers et les thrillers. Les personnages principaux ne sont pas tous des adolescents : il y a trois adolescents et trois adultes. L'aspect surnaturel de la conversation avec les morts pour l'un des adolescents. L'enquête policière sur la disparition de Nikki. L'aspect mauvais flics/bons flics. La fin très ouverte.

Je n'aime pas : rien à déclarer

Pour quel public : adolescents ( peut-être à partir de la 4ème pour de bons lecteurs), jeunes adultes, lecture d'un niveau déjà un peu exigeant,  sur le plan syntaxique ou stylistique de l'auteur et lexicale et à cause de la construction qui alterne les personnages.

thriller et polar 6ème titre

25 février 2017

M.O.N.S.T.R.E. 1. Coeur de HARPIE de Hervé Jubert

Publié chez Rageot en 2014, 208 p. Emprunté à la Médiathèque Le Phénix

Premières phrases : " Au-dessus de l'Atlantique, quelque part sur le 38e parallèle, de nos jours

-Ici G-ANGEL. Je répète ici G-Angel.

-Ici Lisbonne. Nous vous écoutons G-ANGEL.

- Je suis sur le 90 à 7000 pieds. Je conserve mon cap en direction des Açores. Je m'apprête à quitter votre fréquence."

A la page 100 : " Cette quête... Ces énigmes... S'agit-il d'un jeu ou de quelque chose de plus sérieux ? Milo est incapable de trancher."

J'aime : Des chapitres très courts et une intrigue captivante, c'est très rapide à lire. La présence importante de la mythologie dans le jeu vidéo. La thématique du groupe de joueurs en ligne qui se retrouvent dans la réalité, le fait aussi qu'au bout d'un moment la frontière entre ce qui est imaginaire, mythologique et lié au jeu vidéo s'efface, que cela devient réel. Le jeune héritier façon Largo Winch. L'auteur n'hésite pas à employer un vocabulaire recherché. Très envie de lire la suite.

J'aime pas : rien à déclarer.

Pour quel public : difficile à dire, pour les amateurs de jeu vidéo et de mythologie, d'histoire d'amitié, de quête et d'aventure extraordinaire, peut-être à partir de la 4ème à cause du vocabulaire.

 

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OSCAR Pill. 1. La révélation des médicus de Eli Andersen

Publié chez Albin Michel en 2009, 571 p. Emprunté à la Médiathèque le Phénix

Premières phrases : " L'incroyable évasion

Sergueï Popov s'approcha de la fenêtre de son bureau et frissonna : dehors, de gros flocons gris tourbillonnaient et le vent soufflait en rafales avant de s'infiltrer dans le moindre interstice et hurler entre les pierres."

A la page 100 : "Oscar recula spontanément. Maintenant, la vieille dame paraissait un peu folle. Mais Mrs Whiters ne comptait pas s'arrêter là.

- Tu as certainement déjà constaté que tu avais certains... pouvoirs. J'en suis convaincue. Non ?"

J'aime : le personnage d'Oscar est particulièrement attachant, son histoire familiale est assi très particulière, de nombreux autres personnages sont présents et ont tous un petit quelque chose qui les rend aussi sympathiques, sauf pour ceux qui incarnent les méchants, bien entendu, le thème du voyage dans le corps humain m'a semblé original et particulièrement bien traité, à la fois métaphorique et très documenté.

Je n'aime pas : c'est parfois un peu long...

Pour quel public : au premier abord j'aurais dit 4ème-3ème, d'une part à cause de l'épaisseur du livre et aussi peut-être pour avoir un minimun de connaissance en SVT mais d'un autre côté je ne suis pas sûre que les élèves s'identifient au personnage. En tout cas pour des élèves très bons lecteurs, amateurs de pavés.

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Génération K. Tome 1 de Marine Carteron

Publié en 2016 au Rouergue, 302 p. Emprunté à la Médiathèque Le Phénix

Premières phrases : "Entre l'ombre du château de Bran et Brasov, un camp de Tzigane se dresse à l'écart des habitations. Cela fait des siècles que ces familles sont installées là, leurs caravanes font partie du paysage, pourtant c'est comme si un mur les séparait des habitants du village.

A la page 100 : "Sous mes pieds la terre se met tout à coup à trembler, tandis qu'un grondement déchire le silence.

ça ne dure qu'une poignée de seconde, mais ma bête noire frémit."

J'aime : les trois adolescents qui sont les héros de cette histoire et leur volonté d'indépendance, le thème de la génétique pour expliquer les pouvoirs "paranormaux"

Je n'aime pas : la façon dont c'est écrit, certains passages sont dans la provocation extrême, à l'image des héros, et le langage n'est donc pas d'un niveau élevé, le thème du virus dévastateur, trop dans la lignée de U4

Pour quel public : peut-être à partir de la 3ème ou de la 2nde, pour des élèves moyens à bons lecteurs, à cause du nombre de pages et de l'alternance des personnages.

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Terrienne de Jean-Claude Mourlevat

Publié en 2011 chez Gallimard jeunesse, 386 p. Emprunté à la Médiathèque Le Phénix

Premières phrases : " Etienne Virgil n'allait pas bien quand il fit la rencontre, au début de l'automne, de cette jeune fille qui s'appelait Anne Collodi."

A la page 100 : "Etienne Virgil roulait à cinquante-cinq à l'heure sur la route bordée d'herbes hautes."Désormais, tout peut arriver" s'était-il dit, et il avait adopter une lenteur vigilante. La vieille Peugeot s'accomodait très bien de cette allure de tortue."

J'aime : la belle relation qui se noue entre Virgil et Anne, la détermination de cette dernière à accomplir son objectif, l'alternance des deux personnages .

Je n'aime pas : Je me suis souvenue de la rencontre avec Claire Gratias, Enna et les membres du club lecture du Dinandier au Festival de Cherbourg qui nous avait dit qu'elle connaissait l'auteur, parmi d'autres et, je ne me souviens plus de la formulation exacte, qu'elle n'avait pas trop aimé la lecture de ce titre. C'est aussi sur les conseils d'une autre personne qui adore Mourlevat, la collègue d'allemand mais qui n'avait pas encore lu ce titre, que je l'ai emprunté. C'est donc avec cette contradiction que j'ai commencé cette lecture. Ce n'est peut-être pas le meilleur roman de l'auteur et il y a certains élèments de l'intrigue qui sont peut-être un peu exagérés ou tirés par les cheveux et même si la fin est prévisible ce fut tout de même une lecture captivante.

Pour quel public : à partir de la 3ème pour des bons lecteurs.

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24 février 2017

Un LEZARD amoureux d'Alex Cousseau

Edité au Rouergue en 2013, 78 p. Emprunté à la Médiathèque Le Phénix

Premières phrases : " J'ai seize ans, et j'habite entre les méandres de trois rivières et plusieurs lambeaux de forêts, à la pointe du Finistère, pas très loin du Menez Hom."

A la page 50 : " D'où je suis, par une fente entre deux pierres, j'aperçois Zoé. Ses doigts sur le papier. Tout occupée à lire mon histoire."

J'aime : la brièveté de l'histoire et l'intensité des sentiments, du ressenti du narrateur personnage Tobias, la justesse avec laquelle l'auteur aborde le sentiment amoureux et le premier rapport sexuel.

J'aime pas : l'impression d'avoir plusieurs petits récits, comme des photos, des épisodes de l'histoire amoureuse avec seulement les moments les plus importants 

Pour quel public : Des élèves de 3ème, petits lecteurs

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SKELETON CREEK. 1. Psychose de Patrick Carman

Edité chez Bayard en 2011, 187 p. Emprunté à la Médiathèque Le Phénix

Premières phrases : " Lundi 13 septembre, 5h30

"ça y est. je suis mort." C'est ce que j'ai pensé pendant un instant, cette nuit-là. Je n'arrête pas d'y repenser, toujours avec la même frayeur, bien que deux semaines ce soient écoulées."

A la page 100 : " Je voudrais tout de même essayer quelque chose, par curiosité. Ce n'est pas très prudent, mais cette idée me trotte dans la tête depuis un moment."

J'aime : la présentation en journal intime avec des lignes, le narrateur personnage masculin, Ryan, un adolescent passionné d'écriture et d'enquête dangereuse, l'ambiance effrayante qui se dégage de cette lecture, son amitié avec Sarah, passionnée de cinéma, la fin de l'histoire qui n'en est peut-être pas vraiment une puisqu'il y a d'autres tomes.

J'aime pas : rien à déclarer

Pour quel public : idéal pour les classes de 4ème avec le côté un peu fantastique de l'histoire mais peu aussi convenir pour des élèves de 3ème faibles lecteurs.

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thriller et polar   5ème titre

22 février 2017

WESTERN girl de Anne Percin

Edité en 2013 au Rouergue, 200 p. Emprunté à la médiathèque

A la page 100 : "Je me suis assise sur mon lit et j'ai essayé de réfléchir aux endroits où j'aurais pu égaré le journal. Je ne trouvais pas, par contre j'ai eu une illumination. Petit bourge prétentieux..."

J'aime : le thème du voyage aux Etats-Unis, la passion de l'héroïne pour l'équitation western, la vie dans un ranch.

Je n'aime pas : le fait que l'auteur souvent ne va pas jusqu'au bout des émotions de son personnage ou qu'elle les exprime dans un vocabulaire trop famillier, le fait qu'il soit souligné un peu trop grossièrement que l'équitation est un sport de riche, la fin de l'histoire, trop prévisible.

Pour quel public : les passionnés d'équitations, les amateurs d'histoires sentimentales, les lecteurs de journal intime, plutôt grands ados ( 3ème-2nde)

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